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Critical Reviews

The Mestizo as Crucible



“The Mestizo As Crucible could only have been written by a polyglot and polymath. Christine de Lailhacar's book is a polyphonic paean to cultural, ethnic, and poetic hybridity. Her range is immense, as is her voracious and unabashed eclecticism. Inspired by the marvelous melange in the crossovers and overlays of her mixed-bred subjects, she elevates her labors of intertextuality, cross-cultural psychology, and contrapuntal reading to a very high order. Her lexical alertness verges on synesthetic passion and poetic edginess. Her immense familiarity with classical and modern prosody and her encylopedic assimilation of our critical discourses clearly come through in the critical daring and intellectual generosity with which demanding poetic registers are brought into contrapuntal harmony. An enthusiastic exercise in poetic/prosodic exegesis and lexical parsing, this is a model study in comparative poetics that cuts across the verbal panoply of oral and written traditions." (Djelal Kadir, editor, World Literature Today)

Salt Prints


Salt Prints refers simultaneously to the early photographic copying technique, to the bitter imprints of the Nazi years on both Jews and Germans, and to the genetic printing of the salt DNA. These somber themes are, however, leavened by the general, witty tone. My professional experience tells me that the novel is very timely (especially the theme of the clone as the newest avatar of the golem) and should attract a large readership.
–Jerelle Kraus, former Art Director, The New York Times, author of All the Art That’s Fit to Print and Some That Wasn’t


A remarkable piece of work: it exhibits bravura, animation, audacity, boldness, brilliance, brio, daring, dash, display, élan, energy, at times shameless exhibitionism, panache, punch, spirit, verve, vigor, and virtuosity. At its best, it recalls works such as Don Quixote and Moby Dick.
–Henry Grinberg, professor of Medieval Studies, currently psychoanalyst, author of Variations on the Beast


“Empreintes de sel,” livre paru aux Etats Unis sous le titre de Salt Prints en 2009.
S’il fallait définir ce roman en un mot, ce serait celui qui se trouve souvent dans le texte anglais: « uncanny. » Ce qui signifie « étrange, troublant… » comme les empreintes du passé que le sel des photos anciennes a permis de graver , comme le sel sur une blessure qui sait la garder vive, comme le sel dont le hasard ou la nécessité fit la première cellule vivante.
Christine de Lailhacar, docteur en philosophie et littérature comparée, nous offre ici non pas un essai académique, mais un thriller psychologique tendre et profond qui, tel un concerto, fait vibrer harmonieusement plusieurs registres en jouant sur de nombreux non-concordances ou ambiguités. Par exemple, la correspondance et la coïncidence, la fascination et la répulsion, les sciences exactes et l’ésotérisme, l’Amérique et l vieille Europe en toile de fond.
Puisant dans ses racines culturelles richement entremêlées, elle a créé Adolf-Eugene von Gerlach, Aryen, et le docteur Henry (Heinrich) Meir, juif, deux hommes évoluant dans cette société new-yorkaise huppée dont elle décrit brillamment les travers comiques. Le premier papillonne, le second est un célèbre chirurgien plastique. Chacun est né Allemand à Worms-sur-Rhin, ville dont chacun porte à sa manière le fardeau d’un passé superbe ou maudit : colonie romaine, centre de légendes germaniques (les Nibelungs avec Siegfried, Brunhild, plus connus aujourd’hui grâce à Wagner), centre cabalistique au Moyen Age où a été crée le premier golem d’Europe, lieu de prêche de Luther, et finalement, à l’époque de la naissance des deux, théâtre d’un nazisme triomphant.
Adolf, fils de Nazi, né à la date fatidique, la « Nuit de Cristal » en novembre 1938, voit sa vocation de danseur classique frustrée par la faiblesse d’un ligament du genou. Oisif grâce à la fortune de son amant, ce romantique à l’âme exaltée découvre le mysticisme juif et en devient obsédé. Ainsi, le roman devient une large fresque de la millénaire ambiguïté judéo-allemande. On est loin d’une simple idylle dans un Manhattan so chic des années 80.
Lorsque les deux protagonistes s’envolent pour Worms-sur-Rhin à la recherche du temps passé, un romantisme empoisonné des lieux agit comme catalyseur : les photos, notamment les épreuves sur papier salé de son arrière grand-père, des livres sur l’eugénisme, ainsi que les légendes du golem si présentes à Worms (Warmaisa pour les juifs du Moyen Age). Adolf-Eugène se persuade que Henry, de plus en plus intéressé par la science génétique, veut le cloner, le clone étant le dernier avatar du golem. Au retour à New York, l’harmonie est brisée, brisée comme les vitres de la « Kristallnacht, », comme les vaisseaux de la shevira cabalistique.
L’auteur donne par sa vivacité une saveur toute particulière à cette fiction, elle prête sa connaissance de plusieurs langues et cultures à tous ses personnages, même secondaires, au point qu’il n’est aucun d’entre eux que le lecteur ne désirerait rencontrer. Nous vous y invitons .

Jeanne Perrin, critique littéraire
Passages, Paris

“Léopold Sedar Senghor ou l’appel des profondeurs”

in Edward Maunick, ed. Senghor-Mémoires., Paris, Editions UNESCO, 2006.

Poet Edward Maunick, Grand Prix'de l’Académie Francaise, 2003, the editor of the collection, united a few people in whom he found an affinity with Senghor’s poetry. My contribution is reflection by and on his work from outside of Africa, i.e., from my German-French-American perspective.